Plateforme

Pour l’URCA : un désir d’avenir, rassembler et construire !

Ces élections universitaires sont un moment crucial et une occasion unique d’exprimer notre volonté de voir l’URCA affirmer et défendre son statut d’université de service public, attachée à ses missions d’élaboration, de diffusion et de transfert des savoirs pour les jeunes générations.

Une université exemplaire et inspirante qui puisse contribuer pleinement à penser la société de demain aux prises aujourd’hui avec des crises sociales et environnementales sans précédent.

Face à une politique destructrice des solidarités, qui généralise la précarité et la mise en concurrence comme garantie d’un supposé devoir de rentabilité économique, ignorant l’essence même de l’université, théâtre de l’intelligence collective, du débat démocratique et de la construction de l’esprit critique, nous devons trouver les moyens de restaurer localement des liens de confiance et mobiliser l’ensemble des acteurs de l’URCA autour de projets ambitieux.

Il s’agit en premier lieu de repenser totalement la gouvernance de l’université et de réinstaller la démocratie et la collégialité pour mettre en œuvre une politique de recherche et de formation intégrative de toutes les forces de l’URCA répondant aux enjeux sociétaux de demain.

Le développement durable au cœur du projet de l’URCA

Le vivre ensemble et la qualité de vie au travail sont des leviers essentiels pour affermir le sentiment d’appartenance à l’URCA avec pour ambition l’appropriation collective de nos lieux de vie et la déclinaison concrète d’un projet de recherche et de formation centré sur le développement durable.

Dans ce cadre, l’URCA a vocation à devenir un démonstrateur, une référence qui inspire les politiques publiques et le fonctionnement de la société. Une première étape visera à disposer rapidement d’un plan d’information et de sensibilisation permettant de faire face aux enjeux écologiques et humains actuels.

Tous les domaines de l’URCA sont concernés : nous pouvons mobiliser et valoriser l’ensemble de nos compétences au service de notre établissement pour allier la qualité de notre recherche et de nos formations avec la protection de notre environnement, la préservation des ressources énergétiques et l’amélioration des conditions de travail et d’étude.

Quelques propositions :

Être exemplaires

  • accompagner et valoriser la conception de projets exemplaires dans les composantes. Mise en place d’un appel à projets à destination des équipes pédagogiques et des étudiants avec possibilité de financements pour aller de la conception à la mise en œuvre pratique ;
  • intégrer et adapter les problématiques de Développement Durable dans l’ensemble de notre offre de formation ;
  • promouvoir auprès de nos partenaires (CROUS, collectivités) et accompagner les actions favorisant une alimentation saine et les bonnes pratiques (circuits courts, menus bios, diététique) ;
  • mettre en place une expérimentation de maraîchage urbain au sein de l’URCA (valorisation du patrimoine immobilier, lien social, développement économique, épicerie solidaire…) ;
  • instaurer une gestion durable de nos environnements et animer une politique en faveur de la biodiversité ;
  • accompagner la création de masters internationaux dans un objectif de co-développement ;
  • promouvoir une politique d’achats responsables.

Dégager des moyens

  • sensibiliser aux économies de ressources, chauffage, électricité, eau, produits… ;
  • optimiser le tri des déchets dans toutes les composantes ;
  • établir les priorités associées à la rénovation énergétique des bâtiments, réduire la facture énergétique et réinvestir les économies réalisées dans la qualité de notre offre de formation et de recherche.

S’appuyer sur nos partenaires

  • informer et accompagner les étudiants et les personnels pour identifier leurs besoins et renforcer les liens avec les collectivités locales pour améliorer la desserte des campus par les transports collectifs et les pistes cyclables, le co-voiturage ;
  • orienter nos moyens d’investissement au travers de partenariats ciblés privilégiant les entreprises portant les valeurs du développement durable et de l’économie sociale et solidaire.

Pour une autre gouvernance

Face à la dérive autocratique, il s’agit de régénérer la démocratie universitaire en réinstallant les conseils et commissions dans leurs prérogatives.

Nous serons particulièrement vigilants à ce que l’équipe de gouvernance s’appuie sur l’intelligence collective et sur les instances comme lieux de débats et de réflexion.

Les élections pour les « conseils centraux » concernent le conseil d’administration (CA), la commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) et la commission de la recherche (CR), ces deux commissions composant le conseil académique (CAC).

Le conseil d’administration

Cette mandature a vu s’ériger le CA de l’URCA comme le lieu stratégique de mise en application d’une politique managériale ayant comme leitmotiv la prospérité économique de l’Université.

Le calendrier de réunions des instances doit être conçu à partir des échéances clés relatives à la vie de l’établissement (budget, campagne d’emploi…) afin de laisser le temps nécessaire à la prise en compte des propositions issues des réflexions du CAC.

Pour améliorer le fonctionnement et assurer une meilleure articulation entre les instances, il convient d’envisager de nommer 1 ou 2 représentant·e(s) du CT/CAC plénier afin qu’ils puissent éclairer les membres du CA vis-à-vis des propositions issues de ces instances.

La commission formation et vie universitaire

Il est nécessaire de porter une réelle stratégie d’établissement en matière de formation et de pédagogie et sortir d’une logique purement comptable du pilotage de l’offre de formation de l’URCA. Au même titre que la recherche, l’URCA doit chercher à obtenir une réelle reconnaissance en matière de qualité de la formation et de pratiques pédagogiques. Pour cela il faudra agir conjointement :

  • sur les pratiques pédagogiques ;
  • sur l’offre de formation ;
  • sur le parcours des étudiants.

Cette politique devra s’accompagner d’une réelle stratégie de promotion et de mise en valeur des formations de l’URCA à la fois au niveau local (Licence, BUT…) mais aussi au niveau national et international (Master, Parcours ingénieur…).

Revitaliser le fonctionnement de la CFVU

Il est nécessaire d’éclairer les élus de cette instance qui ne sont pas toujours au fait des spécificités existant dans les différents domaines et secteurs.

L’absence des doyens en CFVU lors de la dernière mandature a contribué à générer de la désinformation et de l’incompréhension concernant certaines décisions.

Il serait constructif d’inviter les responsables de formation à la CFVU ainsi que les doyens car les échanges sont parfois très techniques, voire propres à une composante particulière ce qui permettrait d’éclairer tous les conseillers. Il semble en effet préférable que les conseillers se prononcent au regard des informations reçues directement par les porteurs de formation plutôt que sur la base de celles « filtrées » par l’administration en place.

Il faut également redonner du poids à la CI-CFVU (commission d’instruction de la CFVU) qui doit instruire les dossiers de façon technique avant présentation et vote en CFVU. Les responsables de filières ou les porteurs de dossiers doivent être invités en CI-CFVU pour défendre et exposer leurs demandes. De façon plus générale, il faudrait revoir les prérogatives de la CFVU car les points discutés au sein de cette instance ne devraient concerner que la politique générale et non certains détails concernant les maquettes.

L’offre de formation

S’extraire d’une politique de l’urgence pour s’accorder le temps de penser une offre de formation de qualité !

Il s’agit tout d’abord de revenir à la mise en place et de la formalisation d’équipes pédagogiques au sein de chaque formation. Contrairement à ce qui a déjà été fait, nous proposerons à ces équipes pédagogiques, aux départements d’enseignements et aux composantes de travailler en cadrant :

  • la méthode et les objectifs pédagogiques plus que les contenus (ECTS, rapport CM/TD/TP…) ;
  • les parcours étudiants plus que les maquettes.

Changer l’échelle de temps

Nous aurons la volonté d’installer une culture d’amélioration continue de l’offre de formation et des pratiques pédagogiques pour éviter le travail dans l’urgence au moment de l’accréditation et instaurer un climat plus propice à l’analyse, à la réflexion et à la construction. Cela doit passer par la mise à disposition d’outils auprès des équipes pédagogiques leur donnant les moyens d’évaluer le contenu de leurs enseignements, leurs méthodes d’apprentissage et le devenir des étudiants. Ces outils permettront également d’objectiver les prises de décision au sein des composantes et des conseils centraux de l’URCA (ouvertures et fermetures de formations, augmentation des volumes d’heures…).

Développer les compétences des enseignants et les nouvelles pratiques pédagogiques

Il est nécessaire de mettre en place une réelle offre de formation professionnelle à destination des enseignant·e·s/enseignant·e·s-Chercheur·e·s pour leur permettre de découvrir de nouvelles méthodes et de nouveaux outils pédagogiques et d’apprentissage. Nous nous attacherons à promouvoir et investir dans la mise en place de nouvelles méthodes pédagogiques (pédagogie inversée, e-learning, approche projet…) dans un souci prioritaire d’améliorer les apprentissages et non de diminuer le coût des formations.

Quelques propositions :

  • développer l’actuel Service des Usages Numériques comme un réel service d’appui à la pédagogie et à l’innovation pédagogique ;
  • encourager la mise en place des ressources pédagogiques favorisant le travail personnel de l’étudiant ;
  • avoir une meilleure prise en compte du volet pédagogie dans les recrutements des maîtres de conférences et professeurs par l’introduction d’un temps dédié (mise en situation) dans les comités de sélection ;
  • créer une cellule d’accompagnement pour répondre aux appels à projets pédagogiques (AMI, prix PEPS…).

Reconnaître l’investissement des personnels dans la formation

Il faut redonner toute sa légitimité à l’activité d’enseignement. Cela passe par la mise en place de dispositifs permettant aux enseignants de consacrer du temps à l’enseignement mais également à un rééquilibrage des volets recherche et formation dans les carrières.

Quelques propositions :

  • renforcer les dispositifs (CRCT, appel à projet…) autour de la pédagogie pour permettre à des collègues de pouvoir développer des projets pédagogiques ;
  • organiser des journées de la pédagogie pour échanger et valoriser les pratiques pédagogiques ;
  • objectiver les critères formation et activités pédagogiques au sein des grilles d’évaluation de carrière (dans le cadre du CAC) pour une meilleure prise en compte de ces critères.

Organiser la promotion de l’offre de formation de l’URCA

Il faut organiser la communication dédiée à la formation au sein de l’URCA afin de mieux promouvoir notre offre de formation et aider les responsables de formations dans cette activité chronophage.

Quelques propositions :

  • associer les étudiants à la promotion des formations dans les lycées, salons… et valoriser cet investissement dans le cadre des diplômes par des ECTS (compétences transversales) ;
  • moderniser le site web de l’URCA dédié à la formation ;
  • mettre en place un salon des masters de l’URCA ;
  • organiser et dynamiser la création d’association d’anciens étudiants dans nos masters pour favoriser l’insertion professionnelle et contribuer au rayonnement de nos masters.

Développer l’approche par compétences et la formation continue

Encourager la déclinaison de l’offre de formation en blocs de connaissances et de compétences. Ce processus doit permettre à la fois de faire réfléchir les équipes pédagogiques sur les objectifs de leur formation, permettre une meilleure lisibilité de nos diplômes pour les étudiants et le monde professionnel mais également développer la formation continue au sein de nos formations en mixant les populations FI/FC et en délivrant des certificats de compétences.

La commission recherche

La recherche constitue le cœur de la politique stratégique de l’établissement, en articulation étroite avec les autres missions de l’université, notamment la formation et la culture. La production scientifique doit permettre à la fois de nourrir les contenus pédagogiques et de renouveler notre offre de formation ; elle doit se prolonger à travers une politique intelligente et créatrice de valorisation sociale et culturelle de la recherche. L’investissement dans l’avenir ne doit pas passer par la mise en concurrence des établissements, des équipes et des individus.

L’URCA est riche de sa pluridisciplinarité et nous entendons promouvoir la visibilité et la qualité de l’ensemble de ses laboratoires de recherche au service du territoire et de ses populations.

Trop souvent cantonnée aujourd’hui à un rôle de chambre d’enregistrement, la commission recherche aura vocation à se voir confier l’instruction de différents dossiers dans le cadre de commissions.

Quelques propositions :

  • affiner la réflexion sur les critères de répartition des moyens entre les équipes de recherche, dans le respect des principes de transparence et d’équité, dans la continuité d’un travail effectué précédemment. Il s’agit de garantir les financements récurrents nécessaires aux laboratoires pour accomplir leur mission de recherche dans l’indépendance et la liberté ;
  • revoir l’évaluation des demandes d’HDR : nécessité d’avoir des rapporteurs interne et un externe. De plus, il serait intéressant de créer une commission représentative des différents domaines (Agrosciences et Environnement, Biologie-Santé, Sciences Humaines et Sociales, Sciences du numérique et de l’ingénieur) pour évaluer les demandes d’HDR (nécessité de disposer d’un pool d’experts). Etablir 3 sessions par an d’analyse des dossiers ;
  • instruire une réflexion sur la mise en place d’une commission d’avancement local des enseignants-chercheurs en lien avec la CFVU ;
  • définir les modalités et instruire les demandes de CRCT demandés au titre de la recherche ;
  • définir et organiser la commission en charge d’instruire les demandes de mobilité à l’international (sortantes et entrantes) pour les chercheurs et enseignants-chercheurs, les doctorants et les post-doctorants.

Le projet de l’URCA repose sur la nécessité d’opérer les synergies avec l’ensemble des partenaires institutionnels (universités du Grand Est, État, région, départements …) et avec les organismes de recherche (CNRS, INSERM , INRA, CEA, INERIS, ANSES …) de manière à renforcer la qualité de notre recherche d’abord en interne à l’URCA, mais aussi dans le cadre d’alliances nouées avec nos partenaires de la région et au-delà.

Ainsi, les coopérations structurelles seront développées avec l’UTT et les autres établissements de la région Grand Est, mais aussi dans le cadre transfrontalier (Université de Mons, Université de Liège, Luxembourg…).

Nous devrons également nous appliquer à faire valoir nos compétences et nos spécificités au sein d’instituts d’excellence (FHU, IRT M2P, Instituts Carnot) et affirmer notre rôle au sein des pôles de compétitivité (IAR, Materalia, Hydreos, Véhicule du futur, Fibres Energivie, Alsace Biovalley…).

L’objectif pour l’URCA est de construire sur la base des complémentarités et de l’interdisciplinarité des coopérations fructueuses qui nous permettent d’affirmer notre ambition et notre potentiel dans le paysage de la recherche et de l’innovation de l’échelle régionale à l’espace européen.

L’élévation de la qualité de notre recherche et notre politique de site s’appuient sur un dialogue constructif et constant avec les grands organismes de recherche et sur une ambition qui vise à pérenniser et amplifier nos partenariats.

Le cadre d’échanges et d’animation scientifique que constituent les actuelles Structures Fédératives de Recherche (Condorcet, Capsanté) sera complété par l’opérationnalisation de 2 autres structures fédératives : une maison des Sciences Humaines (crises, mutations, transformations) et l’autre dans le champ du numérique et des sciences de l’ingénieur (matériaux, caractérisation, instrumentation).

Quelques propositions :

  • affirmer et promouvoir les partenariats avec les EPST. Aujourd’hui, 25% de nos unités sont labellisées par des organismes de recherche (4 unités CNRS, 1 INRA, 1 INSERM, 1 INERIS, 1 ANSES ) illustrant la qualité de leurs travaux de recherche et leur assurant une visibilité nationale et internationale. L’objectif sera de renforcer et d’étendre ces partenariats ;
  • proposer la labellisation d’une unité mixte de service (UMS) afin de rassembler les différentes plateformes technologiques de l’URCA et y associer des personnels qualifiés. Cela permettra d’éviter aux laboratoires de se lancer dans l’achat de matériels lourds non/mal utilisés par manque de personnel adapté, notre visibilité et nos compétences seront identifiées et valorisées au travers de l’organisation de nos plateformes technologiques ou la mutualisation de nos grands équipements et l’affectation de personnels dédiés permettront de faire connaître et d’exprimer nos potentialités ;
  • créer un institut CNRS visant à promouvoir l’interdisciplinarité et la qualité de l’environnement scientifique au sein de l’URCA ;
  • afficher une ambition de voir valoriser les compétences au sein de nos équipes par des labellisations par l’INRA, l’INSERM, le CNRS et accompagner les équipes dans la recherche de ces labels ;
  • maintenir l’évaluation des EAs par les pairs au sein de comités d’experts sur une base objective et constructive de progrès.

L’URCA doit se doter d’une véritable politique scientifique, cohérente et visible, au niveau régional comme aux plans national et international, politique tenant compte des divers aspects de nos activités : projets de recherche proprement dits, publications, formations doctorales, et se donner les moyens nécessaires pour sa réalisation.

Quelques propositions :

  • finaliser la structuration sur 4 axes et intégrer les logiques partenariales régionales ;
  • soutenir la mise en place de réseaux interuniversitaires autour de spécialisations scientifiques, où nos chercheurs peuvent être à la pointe de la recherche sur le plan international ;
  • accompagner la gestion des équipes de recherche par le développement d’outils de pilotage adaptés aux exigences de simplicité et de souplesse, et aux logiques pluriannuelles de nos activités scientifiques. La démarche de construction de ces outils exige une réflexion collective, concertée et partagée avec les différents niveaux gestionnaires (Direction Recherche Valorisation, service financier, commission recherche des UFR, directions d’équipes) ;
  • proposer la mise en œuvre d’un dispositif de soutien à la traduction des publications scientifiques ;
  • se doter d’une politique de soutien à l’émergence de projets scientifiques dans toutes les disciplines ;
  • stimuler et accompagner le montage de projets (nationaux, internationaux) par le renforcement des moyens dédiés à l’ingénierie de projets collaboratifs (au niveau national et européen) ce qui concourra à l’amélioration de la visibilité et de la qualité de nos programmes de recherche ;
  • mettre en place des outils (AO émergence/prise de risque, mobilité, M2 et thèses en co-tutelle au niveau national, international). Pour faciliter les thèses en co-tutelle et co-financées, le calendrier de recrutement des doctorants devrait être synchronisé avec celui d’autres universités françaises/étrangères ;
  • promouvoir des opérations spécifiques (accueil ATIP, recrutement chercheurs …) pour renforcer l’attractivité de l’URCA ;
  • revoir l’organisation au niveau doctoral pour évoluer vers la mise en place d’un collège doctoral (mutualisation, harmonisation).

Le pilotage

  • maintenir les instances vouées à disparaître (CT, CHSCT, CAP…) ;
  • redéfinir les missions des services avec pour objectif l’amélioration continue dans une logique de service public au service du public. Réorganisation, responsabilisation autour d’objectifs de service et d’établissement et promouvoir le management participatif ;
  • décloisonner en assurant une prise de décision associant l’ensemble des structures/services impliqués ;
  • définir les circuits d’information et de prise de décision pour une meilleure efficacité de mise en œuvre en intégrant l’ensemble des composantes administratives et techniques nécessaires à l’opérationnalisation des actions envisagées ;
  • soutenir la simplification administrative pour fluidifier et alléger le fonctionnement (responsabilité, subsidiarité) ;
  • gestion financière : synchroniser les tableaux de bord, mettre en œuvre une politique de responsabilisation se traduisant par un contrôle a posteriori et non a priori ;
  • instaurer un véritable dialogue de gestion par composante/ par site sur la base d’objectifs et de projets contribuant à l’amélioration des conditions de vie et de travail sur ces différents sites.

La gestion et la vie des personnels

Combattre la précarité et les méthodes managériales de gestion des personnels.

Le bilan de la mandature actuelle fait apparaître un accroissement dramatique de la souffrance au travail vécue par une partie importante des personnels. Nous établirons dès 2020 un audit exhaustif de la situation, prélude à un changement rapide de ce contexte (relations interpersonnelles (chefs de service et personnels), conditions de travail (espaces de travail…)).

Quelques propositions :

  • réviser l’ensemble de la gouvernance au sein de notre université en posant le principe du bien être des personnels au travail comme source de performance et de plus-value pour l’établissement (GPEC, formation continue, dialogue, confiance, services d’appui…) ;
  • formation au management des ressources humaines l’ensemble des « ;cadres ;» (chefs de services directeurs de composantes et d’unités de recherche…). Cette formation sera obligatoire et contractualisée au moment de la prise de fonction. Elle comportera notamment un volet dédié à la définition de fiches de postes et d’objectifs résultant d’une vision partagée, la conduite d’entretiens professionnels de progrès permettant de disposer de rapports établis sur des critères objectifs dans la perspective de l’évolution de carrière des agents ;
  • replacer la formation continue des personnels au cœur d’une démarche volontariste de l’URCA. Outil primordial de l’évolution des compétences et source de valorisation et de reconnaissance, la formation tout au long de la vie est un levier important de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Au-delà d’une augmentation des moyens qui lui sont dédiés, il s’agira de mobiliser les compétences internes à l’université, au sein du personnel enseignant·e·s/enseignant·e·s-chercheur·e·s comme au sein des personnels BIATSS mais aussi de rechercher des coopérations et des synergies au sein des autres établissements champardennais (rectorat, UTT, …) ainsi qu’avec nos partenaires universitaires du Grand Est ;
  • réaffirmer les missions de la commission de la FC à l’URCA. Cette commission, en liaison avec la DRH et un service de formation continue reconfiguré, sera en charge du recensement des besoins, de l’élaboration d’un plan de formation pour soumission aux instances et d’une évaluation des effets de cette politique ;
  • mettre en place les conditions d’une reconnaissance des formations suivies par les personnels, par le biais de certifications qui permettront leur intégration dans l’appréciation et la reconnaissance du parcours professionnel des agents ;
  • accompagner des changements dans l’organisation du travail pouvant favoriser l’implication des personnels dans un projet d’évolution professionnelle et anticiper l’adaptation des compétences aux emplois afin d’améliorer la gestion des carrières ;
  • associer les référents métiers au processus de recrutement en étroite liaison avec la DRH ;
  • maintenir les prérogatives et le fonctionnement des commissions paritaires (CCPE, CPE…) pour abonder un dialogue constructif et définir collectivement les éléments visant l’évolution des carrières des agents ;
  • favoriser la stabilisation des personnels.

Vie étudiante

Les étudiant·e·s ne peuvent être réduits au statut d’usagers voire de consommateurs sur nos campus. Acteurs et actrices mobilisés de leur projet professionnel et futurs ambassadeurs de l’URCA au travers de leur réussite, les étudiants seront associés directement au projet de l’établissement.

Quelques propositions :

  • investir les étudiants dans le cadre de la déclinaison de la politique de développement durable de l’URCA ;
  • mettre en œuvre une réflexion vis-à-vis de la question des aménagements d’études pour les étudiants qui travaillent (cumul emploi-études, précarité étudiante) :
  • s’engager à ne pas augmenter les frais d’inscription des étudiants extracommunautaires ;
  • mettre en place des actions concrètes visant l’accompagnement individuel des étudiants (l’expérimentation mise en place en SESG a permis de proposer un poste orienté vers les étudiants) : rencontres afin de détecter et accompagner les situations de précarité, de décrochage, de besoin de réorientation, de mal-être.

Proposer aux étudiants :

  • de devenir les ambassadeurs de l’établissement dans les lycées ;
  • des animations sur les campus ;
  • de participer à du tutorat sur le modèle requin-remora ;
  • une formation des élus étudiants.

Attractivité et visibilité de l’URCA au sein du Grand Est, au niveau national et international

Par sa nature même d’établissement de recherche, l’Université se place dans un environnement international. Toute recherche de pointe se mesure et répond à des recherches positionnées au plan international. La formation se place également dans un contexte international : les compétences requises par les diplômés doivent intégrer quasi systématiquement une dimension internationale.

La question de l’internationalisation constitue un atout fondamental de l’évolution de la qualité des formations et de la recherche d’un établissement. Dans une démarche de politique d’internationalisation globale, il est nécessaire de décloisonner, d’inciter et de libérer les capacités d’initiatives.

Quelques propositions :

  • ré-encourager les échanges avec les pays étrangers. Durant les 4 dernières années, les relations internationales n’ont pas été suffisamment mises en avant au niveau de la recherche. Mises à part les mobilités, peu de partenariats avec l’étranger ont été proposés, par exemple pour des thèses en cotutelle ou la venue de chercheurs post-doctorants qui manquent dans certaines unités de recherche ;
  • favoriser la venue de chercheurs post-doctorants étrangers grâce à des appels d’offre locaux mais aussi synchroniser notre calendrier de recrutement de doctorants avec ceux d’universités étrangères ciblées pour faciliter les thèses co-financées et en co-tutelles (développer un véritable partenariat) ;
  • se fixer des objectifs de mobilité étudiante en 1er cycle (sur un semestre, stage à l’étranger) ;
  • penser dans le cadre de la future accréditation l’ouverture à l’international au sein des masters, partenariats ciblés, échanges d’étudiants (mobilités pour les stages), développement de thèses co-financées en co-tutelle, mise en place de diplômes conjoints
  • accompagner l’internationalisation de la recherche et des formations sur le plan administratif. Pour cela une cellule projets internationaux a été créée en 2013, qui s’appuie notamment sur le réseau des correspondants RI des laboratoires pour sa communication et ses initiatives de formation. Du côté des composantes et des départements, existent des coordinateurs et correspondants RI sans que l’investissement et le travail des personnels impliqués ne soient lisibles ;
  • redéfinir le rôle et les missions des différents acteurs afin de clarifier les circuits d’information et dynamiser l’accompagnement des initiatives dans le domaine de la formation et de la recherche ;
  • mettre en réseau des différentes structures en charge de la veille et du montage de projets internationaux au sein des établissements du Grand Est. Cela nous permettra d’amplifier notre action et renforcer notre visibilité au niveau international.

Dans un contexte lourd de menaces qui pèsent sur la communauté universitaire, ce projet collectif vise à encourager l’ensemble de notre communauté et nos étudiants à se mobiliser pour une université fermement attachée à défendre un service public de qualité pour l’enseignement supérieur et la recherche. Aux perspectives annoncées, une alternative est possible !

Porter les conditions d’une université durable et citoyenne illustre la volonté de renforcer le sentiment d’appartenance à l’URCA, de redonner un sens et une perspective à l’action collective, d’assumer notre responsabilité sociétale et d’inscrire sur le long terme en mode participatif une politique qui valorise la pluridisciplinarité et nos savoirs-faires.